Brèves matinales

Journal de bord – Novembre

Nous voilà aux portes de décembre. Il est temps de dresser le bilan cet avant dernier mois de l’année 2020.
Oserai-je écrire que  nous avons vraiment touché le fond, car depuis la rentrée du 2 novembre, port du masque obligatoire pour tous les enfants à partir de 6 ans…
Inquiétude, questionnement et colère sont sur le plateau de cette reprise.

Nous savions que cette équipe de dirigeants n’était pas la roue la plus gonflée du garage, mais alors quoi ? Faut-il en rire ou en pleurer ? Faut-il penser qu’il y a eu une profonde réflexion ou juste une hâtive décision ? 

Toujours est-il que le matin du 2 novembre, je me retrouvais devant 27 lutins de 7 ans, visages masqués, à parler de liberté d’expression. Le ridicule est à son comble. Aucune expression ne paraitra plus dorénavant devant mes yeux !
Si la nouveauté apporte toujours son lot d’euphorie, elle n’aura pas été de longue durée. Dois-je réellement vous décrire l’état des masques en fin de journée ? Pas certaine que vous croirez à la véracité de mes descriptions tant nous atteignons parfois la limite du possible !

Si l’originalité a fait surface sur ce morceau de tissu collé sur les visages de mes élèves, le volume sonore a quant à lui doublé, voir triplé de puissance. Certains ont usé de leur talent d’artiste pour dessiner aux feutres, un paysage imaginaire, différent chaque matin. D’autres ont investi dans les fameux masques décorés de personnages de dessins animés, de licornes, de fausses bouches ensanglantées (merci à vous, concepteurs innovants, qui n’avez sans doute pas passé vos journées à admirer vos chefs-d’œuvre !).

Il y a aussi les quelques classiques, les fameux masques chirurgicaux type ffp2 ou 3 plis type II…, bref la panoplie complète du petit lutin qui se protège. Ça c’est dans la tête des ministres et peut être dans celles de quelques parents, ce monde de Bisounours qui n’existe que dans les rêves (j’invite d’ailleurs officiellement Jean-Mi à venir passer une journée dans ma salle de classe).

A l’âge où l’articulation linguistique n’est pas totalement construite, et où certaines petites voix n’ont que la force d’une petite souris, nous entrons dans un dialogue de sourds ! Et si je ne m’approche pas à quelques centimètres du masque de mon petit interlocuteur, je ne comprends pas un traitre mot de sa demande. Et inversement, car dans ce brouhaha perpétuel, persistant et inapaisable, difficile de se faire entendre de tous. Je vous passe le détail sur les séances de lecture ! Même dans un tunnel, la connexion est meilleure !

Je ne compte plus l’argent que j’ai dépensé dans les innombrables masques (transparents, rigide, à filtre, à charbon…), croyant à chaque fois, avoir trouvé le masque rare qui me fera oublié son port et diffuser ma voix jusqu’au fond de ma salle de classe. Mon prochain achat sera un amplificateur de voix avant que je perde la mienne. Telle une conférencière, je pourrais à loisir expliquer, parler voir chuchoter sans m’égosiller. L’achat n’est pas encore lancé, j’attends mon augmentation de 38 euros et 75 cents, promis à tous les directeurs. Je n’aurai pas besoin de me faire épauler par un psychologue de la Française des Jeux pour gérer ma nouvelle fortune, car j’ai immédiatement opté pour l’investissement. Il faut dire que j’ai toujours eu le sens des affaires !!

Mes lutins sont épuisés, difficilement enclin à l’écoute et aux apprentissages. Certains se rassurent en mâchouillant ce petit morceau de tissu, tel le sein de leur mère. D’autres craquent et l’envoient balader tel un lasso au milieu de la classe, d’autres le gardent sur leur visage coûte que coûte au fil de la journée mais il est alors utilisé comme : serviette de table, mouchoir, buvard, ramasseur de crottes de nez, serre-tête, éponge d’ardoise et j’en passe…

Le soir ce sont de véritables petits sacs à germes, microbes et postillons qu’ils baladent avec cette grosse auréole grise et humide qui s’est formée devant leur bouche. A ce moment-là, laissez-moi douter de l’imperméabilité de ce morceau de tissu.

Et surtout laissez-moi douter de la perspicacité du port du masque dans des salles de classes avec une trentaine de lutins de 7 ans !

Épuisée et démoralisée ne sont pas les mots que j’emploierais pour dénoncer ce mois de novembre même si c’est une réalité. Parce que je suis l’adulte qui chaque matin doit donner la note de départ à cette nouvelle symphonie que nous répétons sans fin. Pour mes lutins, je me lève, et veux croire que demain sera ensoleillé. Nous nous offrirons alors nos plus beaux sourires…

Et à la manière de ces toques d’étudiants américains, nous enverrons voler nos masques pour montrer notre victoire face à ce Corona. Un souhait que j’espère voir aboutir pour l’année 2021.

M@rie CK

Brèves matinales

Novembre

A toi, dernière semaine de novembre,
pourrais-tu nous inonder
de quelques rayons solaires ?
Pour égayer ces parterres
quelque peu éphémères,
tapissés de ces feuilles matières.
Et tellement nécessaire
à nos si belles terres.
N’oublions pas de nous satisfaire
de cette nature extraordinaire.
Elle regorge de trésors spectaculaires.
Et nous enseigne des leçons de vie exemplaires…

Brèves matinales

Achetons léger et y penser !



Voilà la grande résolution que nous devrions tous prendre.
N’oublions pas qui se cachent derrière ces grands hypermarchés.
Achetons dans les jardins d’à côté,
Allons discuter avec le maraicher
qui connait ses légumes depuis les graines germées.
Et qui malgré les heures de travail dédiées
à ses cultures et le maigre salaire alloué,
croit en ses terres, en notre avenir et en notre santé.
Achetons à proximité est un geste pour sauver
notre planète et l’humanité.
Alors pour quelques deniers,
n’osons pas la comparaison
avec ces industriels de la malbouffe,
ces géants qui écrasent les prix
pour égorger nos métayers.
Il est vraiment temps de se précipiter
sur les marchés locaux ou dans les fermes pour aider
les agriculteurs et les artisans de l’alimentation à résister…

M@rie CK

Brèves matinales

Café du matin…

Et si on prenait le temps d’un café ?
Pour figer cet instant matinal.
Comme ces ralentis au cinéma qui ancrent chaque moment.
Prendre le temps d’apprécier la vie.
Dire à tous ceux qu’on aime,tout l’amour qu’on leur porte.
Si précieux sont ces trois petits mots que l’on oublie de dire,
ou que l’on balance comme un simple merci.
Mais ils ont le pouvoir de guérison, de soulager, de faire sourire,
de faire oublier les douleurs, les chagrins, et même la tristesse, le temps d’un instant…
Et si on prenait le temps d’un café avant de partir découvrir cette nouvelle journée ?
Je vous la souhaite douce, ensoleillée saupoudrez de grains de folies…

Brèves matinales

Coup de cœur : Les quatre saisons d’Antoine

Voici un magnifique docu-fiction  : Les quatre saisons d’Antoine, basé sur l’œuvre de Vivaldi. Il fallait que je fasse un article pour vous le conseiller. C’est magique ! 

Il s’agit d’un programme mêlant animation et images de concert. Il a été réalisé par Philippe et Gordon Béziat et les personnages sont joués par Pierre Richard (dans le rôle du grand père) et Myles Dillon (l’enfant). Les superbes dessins sont l’œuvre de Emmanuelle Tchoukriel.

« Antoine est un petit garçon roux comme l’était Antonio Vivaldi ; il a 10 ans, il est curieux et très complice de son grand-père chez qui il passe les mercredis après-midi. Son grand-père est luthier de violons, il travaille dans un bel endroit qui sent bon le bois, les colles et le vernis. Antoine adore être là. Aujourd’hui, c’est la fin de l’été et l’anniversaire d’Antoine. Son grand-père lui offre un livre mais Antoine n’est pas très content. Pourtant en ouvrant le paquet, il découvre que son nom apparaît sur la couverture… Le livre est magique ! Il joue la musique des saisons lorsqu’on dessine dessus, c’est à la fois un cahier d’activités, un herbier, un cahier de dessins… Le livre va accompagner Antoine à travers les saisons, jusqu’à son onzième anniversaire. »…

En voici un extrait.
Ce court métrage est téléchargeable sur App Store et sans doute ailleurs.

Brèves matinales

Avoir et être

Il existe de petits bijoux dans toutes les langues. La langue française regorge de textes d’une admirable beauté. Vive les poètes, qui nous montrent la valeur des mots et qui nous font aimer cette si belle langue.
Un de ces poètes est Yves Duteil. Parmi les petits bijoux écrits par ce poète et chansonnier français, il y a : « Avoir et Être ». Ce poème évoque la cohabitation des deux grands piliers de nos vies. Le traité des frères ennemis qui dans cette poésie se réconcilient.

Loin des vieux livres de grammaire,
Écoutez comment un beau soir,
Ma mère m’enseigna les mystères
Du verbe être et du verbe avoir.

Parmi mes meilleurs auxiliaires,
Il est deux  verbes originaux.
Avoir et Être étaient deux frères
Que j’ai connus dès le berceau.
Bien qu’opposés de caractère,
On pouvait les croire jumeaux,
Tant leur histoire est singulière.
Mais ces deux frères étaient rivaux.
Ce qu’Avoir aurait voulu être
Être voulait toujours l’avoir.
À ne vouloir ni dieu ni maître,
Le verbe Être s’est fait avoir.
Son frère Avoir était en banque
Et faisait un grand numéro,
Alors qu’Être, toujours en manque,
Souffrait beaucoup dans son ego.
Pendant qu’Être apprenait à lire
Et faisait ses humanités,
De son côté sans rien lui dire,
Avoir  apprenait à compter.
Et il amassait des fortunes
En  avoirs, en liquidités,
Pendant qu’Être, un peu dans la lune
S’était laissé déposséder.
Avoir était ostentatoire
Lorsqu’il se montrait généreux.
Être en revanche, et c’est notoire,
Est bien souvent présomptueux.
Avoir voyage en  classe Affaires.
Il met tous ses titres à l’abri.
Alors qu’Être est plus débonnaire,
Il ne gardera rien pour lui.
Sa richesse est tout intérieure,
Ce sont les choses de l’esprit.
Le verbe Être est tout en pudeur,
Et sa noblesse est à ce prix.
Un jour à force de chimères
Pour parvenir à un accord,
Entre verbes ça peut se faire,
Ils conjuguèrent leurs efforts.
Et pour ne pas perdre la face
Au milieu des mots  rassemblés,
Ils se sont répartis les tâches
Pour enfin se  réconcilier.
Le verbe Avoir a besoin d’Être
Parce qu’être, c’est exister.
Le verbe Être a besoin d’avoirs
Pour  enrichir ses bons côtés.
Et de palabres interminables
En arguties alambiquées,
Nos deux frères inséparables
Ont pu être et avoir été.

Brèves matinales

11 novembre 1918 : Un armistice met fin à la Grande Guerre

Lundi 11 novembre 1918, 11 heures : dans toute la France, les cloches sonnent à la volée.

Au front, les clairons bondissent sur les parapets et sonnent le «Cessez-le-Feu», «Levez-vous», «Au Drapeau». La «Marseillaise» jaillit à pleins poumons des tranchées. Même soulagement en face, dans le camp allemand.

Pour la première fois depuis quatre ans, Français et Allemands peuvent se regarder sans s’entretuer. Un armistice (arrêt des combats) a été conclu le matin entre les Alliés et l’Allemagne, dernière des Puissances Centrales à rendre les armes. Il laisse derrière lui huit millions de morts et six millions de mutilés.

Les survivants ont perdu la foi dans les valeurs morales et spirituelles qui ont fait la grandeur et l’unité de l’Europe. Mais ils veulent croire que cette guerre qui s’achève restera la dernière de l’Histoire, la «der des der»

Brèves matinales

Carnet de croquis

 Mettre en place un carnet de croquis avec les élèves : choisir une amorce, tirée au sort dans différentes enveloppes (animal, un détail de…, un sentiment, quelque chose de …, un fruit, un légume…). La gomme est interdite, seul le crayon de papier est autorisé.

Les élèves ont alors quelques minutes pour dessiner sur leur carnet ce que j’écris au tableau. Par exemple quelques chose de froid, un détail d’un vélo, la peur, …

Voici la trame (à agrandir en A3) puis à découper pour en faire un petit carnet de croquis : Carnet croquis et Carnet croquis verso et le document pour créer des idées (à plastifier et à glisser dans des enveloppes de couleurs) : carnet croquis

Brèves matinales

Lever de la Terre, depuis la Lune

L’image est saisissante et rare : la Nasa a diffusé une photo de la Terre capturée depuis la Lune grâce à une sonde américaine. La Nasa dévoile souvent des clichés saisissants de l’espace. Vendredi 18 décembre 2015, l’agence spatiale américaine a publié un cliché rare dévoilant la Terre depuis la Lune.

C’est la sonde LRO (Lunar Reconnaissance Orbiter) qui a photographié cette vue unique de notre planète, au moment de son « lever », avec au premier plan, la surface lunaire.

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La colère est mauvaise conseillère !!

Techniques anti-pétages de plomb à usage des parents

Ma grand-mère disait : La colère est mauvaise conseillère. Elle nous fait souvent dire et faire des choses que l’on regrette, et qui blessent et abiment les relations aux autres.

Catherine Dumonteil Kremer nous propose un PDF gratuit comportant notamment des techniques pour éviter de « péter les plombs » et des conseils pour sortir du système de punitions-récompenses.

Extraits :

Le livre est à télécharger ici.

Source : le blog de Catherine Dumonteil Kremer

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« Un océan de tristesse » / « Un océan de bonheur »

Ce très joli album au format carré est paru aux éditions Little Urban en 2017 et a été conçu par Anna Iudica, Chiara Vignocchi & Silvia Borando.

Il aborde les thèmes des émotions et de la mer.

C’est un support très appréciable pour aborder simplement les émotions fondamentales tristesse et joie avec les petits. (Le champ lexical de la tristesse présent dans le texte pourra être étudié avec les plus grands).  

océan de tristesse

A la fin de l’album, le poisson triste (héros de l’histoire) rencontre une tortue qui l’invite à retourner en arrière, mais en regardant cette fois du bon côté. Ingénieux, simple et efficace ! Grâce à cette double-lecture, les têtes tristes font place à de grands sourires ! ?  (les petits peuvent alors constater l’importance de prendre le livre dans le bon sens !)

océan de bonheur
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Toutes les ressources Vinz et Lou.

Je vous conseille d’aller faire un tour sur l’excellent site : « Vinz et Lou », des dessins animés de 2 min de prévention et de conseils. Ils permettent d’aborder les grands enjeux de société avec les enfants de 7 à 12 ans : parcours guidés, vidéos et activités interactives sur 8 thématiques.
Devant le succès des épisodes de prévention internet, la série se décline sur d’autres thèmes: citoyenneté, alimentation, environnement et handicap.
Cliquez sur l’image pour accéder au site et choisir votre thème.

Brèves matinales

Un point c’est tout…

Café du matin…
Tout en pointillisme
à la manière du Cirque de Seurat.
Tous ces petits points posés
les uns derrière les autres
pour colorer les pages de nos vies.
Cette nécessité de faire le point,
pour ne pas se sentir trop mal en point.
Cette envie d’en poser des milliers
pour éclairer notre toile
d’une luminosité parfaite.
Ce point d’orgue que l’on vise
durant toute notre vie.
Comme vos si doux messages
qui viennent en contrepoint
de mes cafés matinaux.

Je vous souhaite une très belle journée…
Un point c’est tout !

Brèves matinales

The Mask

Nous l’avions tous pressenti, pensé, appréhendé, redouté, ignoré mais voilà que nous la prenons en pleine figure, la fameuse deuxième vague.
J’avoue que ces derniers jours, la caméra était inlassablement et dramatiquement tournée vers les établissements scolaires.
Alors pour enfoncer le clou, voici un petit épisode sur la fameuse reprise des cours !
La soudaine recrudescence du phénomène viral, a mis à mal tous les acteurs de notre série préférée.
Notre producteur, que nous nommons dans le milieu Jean-Mi-mi (n’y voyait là aucune familiarité, nous ne sommes pas du même monde !), est en manque total d’inspiration depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Il peine à nous trouver des répliques dignes de ce nom et le bon scénario qui va avec…

Habillée de la tête au pied, masquée, gantée, désinfectée, thermomètre infrarouge à la main, je me suis même crue dans un épisode de Grey’s Anatomy aux bras du beau docteur Shepperd…
Accoutrée de mes nouveaux habits aseptisés, je me sentais tout émoustillée, voir complètement stupide en train de sourire bêtement, longeant les longs couloirs de l’hôpital de Seattle Grace, au côté du docteur mamour…
Le réveil fut brutal, car si la tenue était bien réelle, le décor fut bien différent et les acteurs qui m’entouraient bien davantage.
Les longs couloirs où fleurissaient Rubalise, sens-interdit et fléchages à chaque mètre ne sentaient pas le doux parfum printanier, mais bel et bien la javel et le désinfectant surpuissant !
Tout était carré-carré !
Une atmosphère pesante, presque irréelle.
Vous savez ce que c’est, on arrive sur place, et là, boum…
En fait, c’est quand on commence à entendre les gens parler que là… là, on se dit : je ne suis pas dans une série télé, ni en train de rêver…
Je me pinçais, mais l’onde de choc fut inévitable.

 » J’veux pas y aller !!! »
A ce moment-là, j’aurais aimer avoir cinq ans, faire un caprice, me rouler par terre et convaincre mes parents de ne pas m’envoyer à l’école…
Mais j’avais bel et bien signé mon contrat, personne m’avait obligé…
Alors je révisais encore un peu mon texte, pour tourner les premières scènes de cette très mauvaise série B, à faible budget. Tous les figurants étaient masqués, je ne comprenais pas un traite mot de leur texte, je les voyais suffoquer au fur et à mesure de la journée ! Le titre de la série avait-il été modifié ? Après seulement deux jours de tournage, j’avais envie de partir loin de cette réalité nauséabonde.

Une promesse est une promesse, j’ai écrit « petit épisode », alors je m’arrêter là …
Et emporte avec moi, les secrets de ce tournage.
Mais je vous souhaite une très belle journée, soyez les bons acteurs de ce reconfinement, prenez soin de vous, garder le moral et soyons solidaires…

Brèves matinales

Panser nos pensées

Voici le mois des feuilles,
celles qui se métamorphosent,
qui tapissent délicatement les sols,
virevoltent au gré du vent,
et égayent nos chemins.
Ces écus dorés qu’il ne faudrait pas ramasser
parce qu’ils sont la richesse
de nos terres épuisées…

Voici le jour des êtres disparus,
mélange subtil entre tristesse et souvenirs,

si chers à nos cœurs,
qui s’effeuillent parfois,
et ornent tendrement nos pensées chaque jour de l’année,

mais guident nos pas…

Brèves matinales

Sortilèges et bout de ficelle…

Café matinal…
Il se voudra Halloweenien ! (mot inventé pour la circonstance). Car difficile de passer à côté des citrouilles, toiles d’araignées, chapeaux de sorcières, squelettes et j’en passe…


Depuis une vingtaine d’années, jaillissent ces artifices trop artificiels qui envahissent vitrines, maisons et rues de notre pays.
Je n’ai pas eu envie d’en chercher les raisons, si ce n’est le côté obscuro-commercial, et d’égayer cette période sombre de l’année.
Je vous passe le chapitre sur les bonbons,
que je pourrais décrier pendant des lignes, ça va sans dire !
Je vais donc comme à son habitude, me faire couler un café.
Et me préparer à la venue de courageux lutins anarchistes, qui malgré les
restrictions de sortie, auraient l’idée de venir sonner à ma porte.
Je me verrai dans l’obligation de leur lire un joli conte masqué
pour rompre le sortilège qui a été jeté sur cette année 2020 !
Sur ma porte pendouillera l’écriteau écrit tôt :
« Ici les seuls délices se comptent en contes ! »
Je vous souhaite néanmoins un Happy Halloween !
Et surtout une très belle journée ensoleillée…

Brèves matinales

Naufrage…

© Finistère 2018 – M@rie CK

La vie avait continué après.
La vie continue toujours.

Elle était remplie de destinations oscillantes entre rires et larmes.
Puis un jour, brutalement, nos bateaux avaient été mis à quai. Sans rien comprendre, la vie s’était mise à ralentir. Pourtant les inégalités n’avaient pas été modifiées.
Certains se retrouvaient sur leur barque misérable et surpeuplée, d’autres sur leur yacht luxueux et bien trop grand. Entre, il y avait toutes les autres embarcations, une majorité.
Plus moyen de sauter à l’eau, ni de monter sur les canots de sauvetage ou encore de prendre le large !
Puis le nombre de gilets de sauvetages avait manqué, économisé par de mauvais choix. Les prisons de l’Être, de l’esprit et du corps étaient alors devenues les pires endroits de solitude et de détresse dans ce monde…
Les prisons étaient devenues celles qui n’avaient pas de barreaux aux fenêtres. Le pourcentage des femmes violentées n’avait cessé de grimper. Enfermées dans ces rafiots avec leur capitaine crochet.
L’iceberg avait depuis longtemps émergé, et fondu. Mais aucune capitainerie, ni gardiens de phare n’avaient su prévenir l’impossible, l’impensable.
Nous étions donc à quai, à espérer une nouvelle voile, une coque sans brèche pour notre futur voyage en mer. Pendant que les hôpitaux prenaient l’eau et que nos morts étaient jetés par dessus bords, sans famille et cérémonie pour leur dernier voyage. Mais c’était il y a longtemps.
Certains parlent d’une ancienne légende appelée Covid-19…

La vie avait continué après.
La vie continue toujours.

© M@rie

Brèves matinales

Le temps d’un café…

Douceurs automnales
pour ce petit-déjeuner dominical.
Pain artisanal
issu d’une recette ancestrale.
Confiture un peu spéciale
parfaitement rangée dans son bocal.
Sur la table point de cantal ou d’emmental
mais un doux fond musical.
Quoi de plus génial
pour rendre cette journée idéale.
Une luminosité soyeuse et originale
envahit la table presque hivernale.
Je vous souhaite un délectable

petit-déjeuner familial
et une journée phénoménale…
© M@rie CK