Brèves matinales

Café matinal

Parce que le fonctionnement cérébral
est ainsi fait, il nous ramène là
où nous laissons traîner nos affaires.
Alors forcément,
on se prend les pieds dans le tapis
à chaque réveil nocturne.
Premier café matinal de l’heure d’été,
il est d’une légèreté à toute épreuve.
Puisse le vôtre vous apporter
cette sensation de bonheur
et vous faire oublier
les zones d’ombres de vos journées.

Brèves matinales

Pause…

Il fait encore nuit, mais les oiseaux sont déjà présents pour leur concert matinal, ce concert harmonieux, séraphique.
Leurs chants apaisent tout ou presque et remplissent ma tête de leurs délicieuses mélodies.
En tous les cas, ils me font oublier pour quelques instants, le contexte invraisemblable et quinteux de ce moment qui n’en finit plus.
Mis bout à bout, ces petits bonheurs peuvent faire une magnifique chaîne appelée Belle Journée.

Aujourd’hui dimanche mes yeux et mon cerveau me remercient d’avance pour cette pause mentale que je vais m’accorder.
Laisser les événements se ranger dans les bonnes boites de mon esprit.
La journée commencera avec mon éternel café matinal, il est devenu mon repère, ce coup de sifflet qui annonce le début d’un petit quelque chose à construire.

Courage à vous, nouveaux confinés des 10 kilomètres.


Balade géologique autour du « Schlussenstein » sur les hauteurs de Ribeauvillé. Vue sur le château du Haut-Koenigsbourg 20 mars 2021

Brèves matinales

Maladie rare…

Au retour des vacances d’hiver, je lance mon tour de table, afin que chaque lutin puisse narrer les derniers 15 jours passés. C’est un moment qu’ils adorent (moi aussi, je l’avoue !).

J’apprends que la moitié de mes élèves n’ont pas mis le nez dehors, malgré une météo digne d’un avant printemps.Normal, des écrans les attendaient de pied ferme avec des jeux incroyablement assommants !
Je les laisse raconter, expliquer, dévoiler leurs journées mémorables.Puis vient le tour d’un élève qui m’annonce le décès de son grand-père.
Je me lance dans des condoléances déguisées pour aborder ce sujet plutôt délicat, mais très vite, mon lutin me répond que son grand-père est mieux là-haut car maintenant il sera toujours au soleil…

C’est à son voisin de 7 ans de prendre la parole, et là, c’est moi qui tombe de haut, car il annonce à toute la classe, qu’on lui a détecté une maladie très rare !
Me voilà à nouveau démontée, je me dis intérieurement que ce tour de table n’était peut-être pas l’idée du siècle.
Je creuse très discrètement et avec délicatesse l’information, car je suis surprise de ne pas avoir été informée par ses parents (ça c’est mon côté instit trop intrusive !), je lui demande s’il connait le nom de cette maladie, ce à quoi l’élève sûr de lui, me répond : J’ai attrapé la flemme !!!

Eclat de rire général, j’ai du mal à reprendre mon sérieux !!
Mais je le rassure rapidement en lui expliquant qu’il a énormément de chance car cette maladie, qui n’en est pas une, se guérit très vite, qu’elle n’est ni contagieuse, ni dangereuse (quoi que ?!) et surtout qu’elle n’est absolument pas rare !!
Je lui donne quelques pistes pour faire disparaitre cette flemme dont les symptômes sont apparus soudainement durant les vacances, et que la rechute de ce lundi matin était presque inévitable.
Que j’aime ces bribes de vie qui font du bien…

Brèves matinales

Et si…

Le printemps est au bout du chemin.
Inlassablement la nature trouve cette force inouïe
de se réveiller après chaque hiver.

Admirative devant ces mille bourgeons
qui, au milieu de ce dérèglement humain,
naissent timidement dans un silence absolu.

Bientôt une multitude de petites feuilles
habilleront les arbres d’une verdure resplendissante.

Et si nous observions cette nature
comme une philosophie de vie ?

Brèves matinales

Portraits de femme…

À vous que cette journée met à l’honneur
mais qui trop souvent ne trouvez pas le respect
dans votre quotidien…

À vous qu’on appelle femme libérée
mais qui recevez trop souvent des bouquets de coups
ornés de mots assassins…

À vous qui êtes le berceau de l’humanité
mais qui ne pouvez donner le sein
sans outrer les passants…

À vous qui êtes cette beauté naturelle
mais qu’on bafoue dans les rues
de vilains et dégoûtants poèmes…

À vous qui êtes un livre ouvert
mais qu’on oublie au fond d’un Ehpad…

À vous qui travaillez sans pause
pour tenir votre foyer et payer vos factures
mais qu’on ne daigne même plus regarder…

Pour vous toutes, je rêve, espère et souhaite
que le mot honneur trouve réellement sa place
afin que la seule journée qu’on vous accorde
soit vraiment la vôtre …

M@rie CK