Brèves matinales

Café du matin…

Matins chagrins
Matins brumeux
Matins difficiles
Matins du quotidien
Matins heureux venus de mes rêves

Et puis il y a les matins
Où rien ne compte vraiment
Il y a les matins lourds
Ceux empreints d’une routine automate
Il y a les matins sans force
Il y a les matins fatigués

Les matins sursauts
Ceux qui nous poignardent
Il y a les matins chiffonnés
Les matins courbaturés
Les matins froissés
Les matins fiévreux
Les matins éblouissants, pétris

Et puis il y a ceux
Où l’air caresse notre peau
Où le soleil la réchauffe
Où la lumière est douce
Où le premier geste que l’on fait
C’est sourire…

Brèves matinales

Vacances j’oublie tout !

Cette année a été particulière.
Mais m’a drôlement fait lever le pied.
Mon fonctionnement a été bousculé par tous ces protocoles.
J’ai voulu m’épargner, aller au plus simple afin de garder l’envie.
Et surtout je ne veux plus me laisser manger,
engloutir par mon métier, aussi passionnant soit-il, car il reste un métier…

Je file au soleil, déguster ce premier café matinal.
Vacances j’oublie tout !

Brèves matinales

Entrer sans frapper…

A toi qui au fil des années n’a pas démérité.
A toi qui dès mon adolescence m’a montré ton existence à travers mes premiers amours. Étais-tu liée à ce sentiment ? Tu était fougueuse, indomptable, presque irrespirable !
Il m’aura fallu de nombreuses années pour t’apprivoiser, t’adoucir, puis te quitter.
Car trop souvent tu revenais sans prévenir dans cette vie qui n’était pourtant pas la mienne.
Tu avais des alliés qui aimaient jouer dans ta cour, qui prenait plaisir à te placer entre nous, au centre de toutes les discussions.

Et puis un jour j’ai compris !
J’ai compris que tu ne m’appartenait pas.
Tu étais bien présente, sans être palpable, parce que je mélangeais et confondais les sentiments à ton égard. J’ai compris que tu étais importante que par les agissements des autres, par l’image qu’ils me renvoyaient.
Certains ont tant joué avec toi pour te permettre ce piédestal sur lequel tu jouissais d’une place trop importante !
Et puis un matin tu as disparu, et plus jamais tu es apparu dans ma vie.
Allégé de ce poids, je te laisse à ceux qui veulent s’encombrer de ta présence trop abusive, pesante et débordante.
J’ai compris que tu n’étais pas lié aux sentiments amoureux, mais à ce pouvoir nocif de possession.
Toi, tu as construit ton empire sur cette appartenance, cette domination malodorante qui détruit tout sur son passage, et la souffrance affecte toutes les personnes que tu croises.
Heureuse de t’avoir mise dehors, tu ne pourras plus m’atteindre, toi ma Jalousie !

Brèves matinales

Le défilé de nos jours…

Comment expliquer que les jours passent si vite ?
La fin juillet arrive à grande enjambée
Je n’ai pas vu passer ce début d’été !
C’est une sensation plutôt étrange.
Ne plus sentir le temps passer.
Il file, se défile, se faufile…
Inlassablement…
Faire déborder chacune de mes journées
d’occupations originales ou très banales,
me donne cette impression de ralentir le temps…
(Aurai-je droit à du rab ?)

Remplissez votre journée de grains de folie !

Brèves matinales

L’histoire de la vie…

Croisement
Chemins
Différents
Similaires
Intriguer
Tenter
Envisager
Possibilités
Excitation
Effervescence
Envie
Vivre plus
Curiosité
Incertitude
Instant suspendu
Imaginaire
Monde intérieur
Entrer en collision
Energie affaiblie
Aller plus loin
Vivre plus fort
Discerner
Quêtes improbables
Autres voyages
Etre en équilibre
S’ancrer
Nécessité
Compréhension
S’entourer
Aventures
Partages
Echanges
Rires
Emotions fortes
Déception
Tristesse
Lâcher prise
Observer
Respirer
Liberté
Imagination
Intuition
Prendre note
Ressentir
Plus d’attente
Réel plaisir
Rêves
Insomnies nocturnes
Peurs
Angoisses
Surmonter
Mémoire
Images récurrentes
Expressions
Messages
Cicatricer
Effacer passé
Profiter instants
Vivre haut niveau
Moment unique
Bonheur en famille
Constructif
Inspiration
Etincelle
Savourer la vie

Brèves matinales

La vie à vif…

En pleins préparatifs
c’est aussi être pensif
et parfois constructif…
Voyez en ce café trop tardif
l’antidote positif
pour les hyperactifs !
Mais tout est une histoire de quantitatif.
Soyons objectif et relatif,
rien de nocif,
tant qu’on ne plonge pas dans l’addictif.

Je vous souhaite un samedi récréatif.
Mais n’oubliez pas d’être contemplatif,
sans quoi nous devenons vite corrosif…

Brèves matinales

Légende…

Aujourd’hui je vais vous conter la vieille légende du café.

Même si de nombreux ouvrages disent que le café est originaire d’Ethiopie, dans la province de Kaffa, certaines légendes parlent, elles, du Yémen. Elles le justifient par l’histoire d’un berger yéménite qui après avoir constaté la réaction agitée de ses chèvres ayant ingurgité des feuilles de caféier, s’en alla voir les moines du village, qui reconnurent les vertus stimulantes de cette plante. Mais d’après des études génétiques sur le caféier, il y serait connu depuis la Préhistoire et n’aurait été transféré qu’au VIe siècle, au Yémen, dans l’Arabie Heureuse, vers le port de Moka.

Tout cela pour vous expliquer, que ce matin, je me dirige tout droit vers ma cuisine, petit havre de paix où séjournent de nombreuses tasses qui ont jeté  l’ancre pour une durée indéterminée.

Je vous souhaite un délicieux café matinal…

Brèves matinales

Prenez-en de la graine !

Mon corps et surtout mon esprit m’ont réclamé une journée de repos ! Aujourd’hui j’ai donc décidé de jouer les ermites presque troglodytes !
Et j’admire l’ouverture imminente de mes tournesols, expérience du printemps.

Car j’avais mis des graines à germer même si d’habitude je les mange dans mes salades ou broyées au petit déjeuner (on ne se refait plus !!!).
Bref une fois qu’elles avaient accepté la germe et à l’époque, souvenez-vous, nous ne pouvions sortir librement acheter des fleurs, l’idée a germé et me voilà à planter ces petites semences dans un gros pot de terre qui dormait sur ma terrasse !
Et aujourd’hui voilà le résultat.
La moral de cette histoire c’est que les graines que je mange ne sont donc pas totalement modifiées génétiquement, ça c’est la bonne nouvelle.
Moral n°2 : je suis sans doute toute fleurie de l’intérieur.

Pas plus pour le moment, je replonge dans mon repos comateux.
A l’écoute de mon corps, et laisse vagabonder mon esprit vers la douceur de l’été.

Belle journée à vous qui passerez par ici !

Brèves matinales

Un petit tour et puis s’en va…

L’amour ne se déclare pas !
Il se rêve…
Il s’idéalise…

Il s’échappe aussi parfois

Juste pour qu’on le rattrape
Juste parce qu’il n’était pas de bonne qualité
Juste parce qu’il était destructeur
Juste parce qu’il enfermait

Quoi qu’il en soit
il est plus fort que tout
Il nous réchauffe de l’intérieur
Il déclenche cette magie
Il rallume cette flamme humide

L’envie de le retrouver
Reste à jamais au fond de nous
Malgré la peur de piocher une mauvaise carte
Parce qu’il y a si peu de joker dans ce jeu-là…
Mais il n’est pas de sentiment plus doux,
plus porteur
plus vivifiant
plus coloré
plus puissant que lui…

Je ne voudrais que l’intensité des débuts
Et plus jamais la douleur de fins
Parce qu’elle détruit
Parce qu’elle abîme
Parce qu’elle laisse dans nos âmes
des cicatrises et des traces ineffables

Celles qui nous rendent fragiles, craintifs, amers…
Qui nous écorchent, nous blessent…

Mais l’amour a ce pouvoir
De colmater
De soigner
De faire oublier
De recolorer les cœurs abîmés…

Tout comme ces belles rencontres.
Que l’on peut parfois croises au bord d’un chemin
Tel un tour de magie

[mes panser nocturnes…] M@rie CK

Brèves matinales

Inachevée…

A toi qui as saupoudré ma vie
De flocons de n’ai-je pas,
à pas de velours, 
rencontré pour toujours ton âme abîmée…
A dessein de t’aimer
pour cette liberté retrouvée.

Dans tes bras,
ce toit de toi, je m’abritais
Des bruines incessantes de la vie.
Tu as sculpté mon âme
de notre inénarrable rencontre.
Tu as été mon plus beau voyage…

Nos valises remplies d’amour,
nous avons posé nos nuits,
dans cette cabane au fond des bois.

Seule notre imagination,
détiendra encore les clés.

Nos rêves ont été peints sur ces étendards
Qui virevolteront indéfiniment
à l’ombre de nos vies.

Ce Nous s’en est allé,
laissant ce toi à son étoile
et ce moi à son émoi…

Brèves matinales

Grandes VACANCES…

Café sur le pouce car nous voici sur la ligne du départ !

Celle que l’on nomme Grandes Vacances, sera pourchassée par des milliers de lutins, prêts à l’embrasser durant tout l’été…
Ici point de maillot jaune
Ou de maillot à pois
Seul le maillot de bain
Sera l’heureux gagnant
De cette longue étape
Qui entraînera tous les participants
Qu’ils soient Juillettistes,
Aoûtiens ou les deux,
Au bord d’une étendue d’eau.
Que ce soit piscine, rivière ou mer,
le moindre coin d’eau fera l’affaire.
Je souhaite un bel été à tous les lutins
de France et de Navarre
Et SURTOUT bon courage à leurs parents…😉

Brèves matinales

Passage à vide…

Café matinal,
avant de croquer cette dernière semaine,
et de laisser cette école de côté…
A l’ombre du silence,
je range, clôture, boucle, termine
tous les dossiers de l’année…
A l’ombre du préau,
je rêve,
imagine,
songe,
à tous ces merveilleux souvenirs…

Dans la pénombre de ma salle de classe,
je verse des larmes puis je souris
en pensant à toutes les belles personnes
et à ces si nombreux lutins
que j’ai croisé durant ces longues années…

Cette pause-café,
je leur dédie…
ici, l’histoire est terminée…

29 juin 2020

Après une année passée
dans cette nouvelle école Aux 4 Vents, par hasard,
je suis tombée sur ces quelques lignes écrites
en buvant mon café matinal.
Je réalise combien j’ai perdu.
Pourtant, j’ai toujours pris ma salle de classe
et l’école qui l’accueillait
comme une maison que je venais d’acquérir,
un lieu que je me devais de découvrir avec émotions.
Un endroit où je devais laisser mon empreinte,
accrocher mes tableaux…
Parce que le choix ne m’est pas laissé,
je vais devoir y rester encore une année !
Me permettra-t-elle d’alléger ma déception ?
Me donnera-t-elle la chance d’y retrouver un semblant d’humanité ?
Je veux croire que la richesse de mes futurs lutins
sera occulter la pauvreté qui règne
dans cette équipe pédagogique si défaillante et chancelante !

Brèves matinales

Pause musicale…

Tout l’monde a quelque chose à dire
Sur mes cheveux ou le climat
Bien que les deux aillent vers le pire
Personne ne se battra pour ça
Tout est encore un peu possible
Mais plus personne ne le voit
Le yeux bandés sur l’invisible
Demain nous appellera « Papa »

N’attends pas que quelqu’un te dise
Ce que tu dois et ne dois pas
Un doigt ça se lève et ça vise
Toujours celui qui sait pourquoi
Tu dois continuer de sourire
À ceux qui ont profité de toi

Même si ta colère transpire
Te prends pas pour Barracuda

Dis moi quelque chose,
Que je ne vois pas,
Si le monde explose,
Parle lui de moi

Un jour tu feras tes valises
Vers un lendemain sans douceur
Loin du sommeil des âmes grises
Qui sont parties bien avant toi
Et s’il en reste quelque chose
Profite autant que tu pourras
Mais ne dis pas que c’est ta faute
Les hommes ne s’excusent pas…